Algérie

Aperçu du marché de la distribution | Le marché Business to Consumer (B to C) | Le marché Business to Business (B to B) | Le marché de la vente à distance (VAD) | Transport des marchandises
Aperçu du marché de la distribution
Le marché de la distribution a longtemps été le domaine des entreprises publiques. Mais, depuis quelques années, les entreprises étrangères et notamment françaises s'intéressent au marché algérien après les vagues de privatisations . Seule l'industrie pétrolière est restée dans le giron étatique.

Le marché Business to Consumer (B to C)
Définition : Le marché B to C est le marché des activités économiques (business) à destination du grand public et du consommateur final (consumer).
L'Algérie a un système de distribution développé, réparti entre les entreprises publiques et privées. Toutefois, les firmes étatiques vendent essentiellement des produits alimentaires de base, des produits pharmaceutiques et des équipements industriels importés. Les entreprises privées, qui représentent la majorité des distributeurs, sont également très présentes dans le secteur des équipements. Le commerce de détail est pratiquement contrôlé exclusivement par des commerçants privés.
Dans le domaine alimentaire, c'est le groupe
Blanky qui domine. Il a récupéré les magasins qui étaient auparavant gérés par l'entreprise publique "les galeries algériennes". Blanky, par le biais de son enseigne
Promy propose des produits alimentaires à 75% d'origine algérienne. Promy propose différents types de produits : textile, électroménagers, produits alimentaires.
Cependant, il existe encore une multitude de petits magasins de détails. Par exemple, les produits Danone (40% de parts de marché des produits laitiers frais) sont surtout distribués par de petites enseignes locales.
L'UGCAA (Union Générale des Commerçants et Artisans Algériens) encourage l'implantation des distributeurs étrangers qui selon elle, diminuerait le poids du commerce informel qui aurait représenté 35% de l'activité commerciale en 2004. Cependant, les grandes enseignes étrangères sont découragées par le coût de l'investissement et les complexités douanières à l'image de Carrefour qui hésite encore à ouvrir une enseigne Champion.
De leurs côtés, les petits magasins locaux ne s'inquiètent pas non plus de l'implantation de compagnies étrangères car ils considèrent que la grande distribution répond aux besoins d'une clientèle plus aisée. Etant donné que le pouvoir d'achat de la plupart des algériens reste faible, ceux ci continuent de préférer s'approvisionner auprès du commerçant de proximité.

Le marché Business to Business (B to B)
Définition : Le marché B to B est le marché des activités professionnelles (échanges ou transactions commerciales) effectuées d'entreprise à entreprise.
Les premières privatisations ont eu lieu dans les années 80. Par la suite, elles se sont succédées les unes après les autres, ce qui a entraîné une hausse des IDE (Investissement Direct à l'Etranger). En 2004, les IDE se sont chiffrés à 882 millions de dollars et à 634 millions en 2003. Les IDE vont essentiellement vers la distribution, l'automobile et les équipements industriels...
Il est très fréquent de faire appel à un agent, un distributeur ou un partenaire dans le cadre de joint-venture. Cela permet ainsi d'être plus efficacement opérationnel sur le marché algérien.
L'établissement de franchises n'est pas très fréquent parce que la législation algérienne n'a rien prévu pour encadrer ce mode de distribution. Cependant, de plus en plus d'entreprises s'y intéressent. Le pionnier en la matière est Yves Rocher qui s'est installé en Algérie 2003. D'autres enseignes françaises l'ont suivi comme Carré Blanc dans le linge de maison, Jacques Dessange International, ou encore Celio.
Cliquez ici pour trouver un salon professionnel.

Le marché de la vente à distance (VAD)
Le marché de la VAD en Algérie est marginal. Les plus grandes enseignes de VAD,
Otto Versand (numéro 1 mondial de la VAD),
Karstadt Quelle (numéro 2 mondial) et
Redcats (numéro 3 mondial)... ne se sont pas implantées sur le marché algérien. Ces enseignes sont spécialisées dans la mode et le textile alors que le secteur textile ne représente que 4% de la consommation des ménages en Algérie. D'autres part, le montant des investissements risque d'être élevé en raison des difficultés logistiques.
Selon la Mission Economique d'Alger, le taux de pénétration d'Internet n'est que de 12%. Ce faible taux s'explique par des droits de douanes élevés et une industrie des logiciels non soutenue par l'Etat.
En 2004, on comptait 750 000 internautes soit 2,25% de la population. Selon l'
UNECA (la Commission Economique des Nations Unis pour l'Afrique), les produits les plus fréquemment achetés en ligne par les internautes algériens sont :
- les logiciels,
- les réservations voyage et hôtel,
- les livres,
- l'électroménager,
- les habits...

Transport des marchandises
Transport routier
Les distances à parcourir par voie terrestre sont longues. Le réseau autoroutier reste limité. Un projet d'autoroute Est-Ouest est en cours de réalisation. Le réseau routier bitumé non autoroutier est assez bien maillé, avec la plus forte densité en Afrique (107 000 km de routes.) Le parc automobile algérien avoisine les 3 millions de véhicules. Il est en constante augmentation. Le bus demeure le premier moyen public de locomotion terrestre, suivi du train et du taxi. Au Nord du pays, les réseaux de bus et de taxis sont bien développés avec des liaisons régulières entre les principales villes. En direction du Sud, il existe des routes qui nécessitent des actions de maintenance.
Transport ferroviaire
L'Algérie dispose d'un réseau de voies ferrées de 4 000 km dont une partie est électrifiée. Les liaisons ferroviaires les plus denses et les plus fréquentes sont situées le long de la côte et desservent toutes les principales villes portuaires. Le sud est relié par deux lignes, don Béchar (Ouest) et Touggourt (Est) sont les stations les plus méridionales.
Transport maritime
L'Algérie possède un ensemble de 10 ports marchands et de 35 ports de pêche. Les principaux ports marchands sont : Alger, Oran, Annaba et Djendjen qui totalisent 75% du trafic. Les terminaux d'exportation des hydrocarbures sont : Alger, Arzew, Skikda, Béjaï a et Annaba.
Transport aérien
Il y a en Algérie 33 aéroports, dont plusieurs aéroports internationaux : notamment Alger (Houari Boumediène), Annaba, Constantine, Tlemcen et Oran. Plus d'une trentaine de villes algériennes bénéficient de liaisons intérieures. Une vingtaine sont reliées directement à Alger.

© Export Entreprises SA, Tous droits de reproduction réservés.
Mise à jour en 2006 - mise à jour en cours.